Excite

Harcèlement sexuel, le Sénat ne valide pas la loi

  • via VisualHunt

Les études l'ont démontré, les témoignages également. La sonnette d'alarme a retenti concernant le harcèlement, les agressions sexuelles dans les transports en commun. Le Sénat a jugé que le harcèlement sexiste est superficiel et supprime un article de loi visant à lutter contre le harcèlement dans les transports. Pourtant, l'urgence est là.

100% des femmes ont été victimes de harcèlement dans les transports en commun. Le 17 décembre la proposition de loi relative à la sureté dans les transports publics de voyageurs a été adoptée à l'Assemblée Nationale. Elle voulait lutter contre le harcèlement dont les femmes sont victimes. Cet article 14 prévoyait la mise en place de plusieurs dispositifs, un, recensant les cas de harcèlement et des actions concrètes. Le second prévoyait la formation des services internes de sécurité pour qu'ils apprennent à reconnaître les harceleurs et une méthode pour accueillir les victimes. Mais les Sénateurs, 91 femmes et 257 hommes, en ont jugé autrement en le supprimant, prétextant que la loi prévoit déjà ce type de délit. Une loi supplémentaire n'est pas donc pas nécessaire.

8 signes que votre enfant est victime d'harcèlement

Dans les faits, les harcèlements ne sont pas des délits pénalement punis. Le harcèlement auquel font face les femmes, quel que soit leur habillement, sont des mains baladeuses, des frottements, des insultes, voire pire. Face à ce genre d'expérience, certaines personnes arrivent à prendre position. Mais combien sont-elles dans les faits à porter secours à une femme en mauvaise posture ? Un harcèlement peut être considéré comme un viol. Les femmes en sortent traumatisées et ont peur d'affronter, à nouveau, bus, métro, tramway, trains.

Le Sénat a-t-il réellement pris les transports en commun ?

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2017