Excite

Mai 68 : la mode se démocratise pour les femmes

Haute couture ou non, discret ou fantaisiste, la révolution vestimentaire de mai 68 passe autant par le soutien-gorge que le pantalon pattes d’eph. Histoire d’une décennie qui revient plus que jamais au goût du jour.

Découvrez notre galerie photos de la mode mai 68

C’est par l’œil d’Olivier Saillard, chargé de la programmation du musée de la Mode et du Textile à Paris, que l’on peut avoir aujourd’hui, une trame de la mode "mai soixante huitard".

Le soutien gorge

C’est l’objet emblématique de la période mai 68. Une libération sexuelle qui est allée de paire avec le rejet du soutien-gorge. Les femmes préféraient leurs pulls sans sous-vêtements. A l’époque, Sonia Rykiel avait conçu des pulls tellement petits, que ces dames n’avaient pas d’autres choix que de laisser entrevoir leurs seins pointés, sans le fameux soutien-gorge. La provocation était de la partie. Le corps attirait plus que jamais.

Cependant, toutes n’ont pas brûlé leur soutien-gorge. Emmanuelle Kahn, styliste, avait trouvé le compromis idéal. Allier des matériaux souples et délicats pour celles qui voulaient garder l’objet. Et rendre le produit très léger pour celles qui s’en étaient déjà séparées. Elle fut le porte drapeau artistique de toute cette génération. Enfin, Chantal Thomas est arrivée un peu plus tard. Elle a su inscrire le soutien-gorge dans une thématique du glamour et de la coquetterie, comme la tendance des années 50.

Le pantalon

L’apparition du pantalon a été très nouveau pour les femmes. Habituées aux jupes longues puis plus courtes, elles ont rapidement adopté le pantalon unisexe grâce à Jacques Esterel, créateur dans les années 60. Ce phénomène perdurera jusqu’à la fin du 20e siècle, proposant tant aux femmes qu’aux hommes, une galerie mixte de jeans.

Avant son exploitation totale, les femmes se sont senties gênées de porter un tel produit. Il a d’abord été initié sur les bancs de l’école, avant de toucher rapidement les étudiantes puis les mères de famille. Et puis, il y a eu le côté pratique du pantalon: en faire un uniforme urbain pour aller travailler et non pas pour séduire, comme la jupe.

Les manifestations estudiantines ont poussé le port du pantalon à son paroxysme. Du pantalon, on est passé au jeans, à pattes d’eph, taille haute et avec des poches plaquées sur les fesses.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2016